Exposition de photos en noir et blanc
Denis expose quelques photos de paysages de la région en noir et blanc à l’office de tourisme de Bligny sur Ouche. Vous pourrez aller les contempler jusqu’à la fin du mois sinon vous pouvez aller voir quelques unes de ses photos sur son photoblog. Pour moi cela n’est pas du tout la même chose. Le format web ne remplace pas un tirage de la photo d’origine.
Pourquoi exposer ? Cela donne beaucoup de soucis, de dépenses et de travail. Mais cela donne de la joie je l’espère à tous ceux qui savent apprécier l’art la nature et la beauté. Il y a aussi le plaisir de voir le travail de Denis exposé plutôt que chez soi.
Il faut dire que le bêtisier des expositions est bien fourni. Allez, je ne peux résister à en dévoiler au moins une qui est arrivée à un ami peintre. Une dame, pourquoi est-ce toujours les dames ? Sans doute parce que les hommes sont plus timides. Une dame s’approche du peintre et lui demande : « Combien vous les vendez, vos petits cadres ? » Cette brave dame voulait acheter les cadres, pas la peinture !
Peurs contemporaines
Betty a tout jute 20 ans en 1962. C’est l’hiver. Elle assiste en compagnie de copains d’université à une pièce de théâtre. Je ne saurai pas vous dire ni le titre de la pièce; ni l’auteur. Je n’ai rien pu trouver sur Google. Betty a pourtant gardé quelques images concrètes de la pièce.
Il s’agissait de mettre en scène un fait divers qui était survenu lors d’essais nucléaires. Betty devenait très sensible dès que l’on prononçait le mot nucléaire d’ailleurs elle l’est restée jusqu’à ce jour. Betty ne se rappelle même plus d’où exactement provenait l’incident ni quel pays en était à l’origine. Il s’agissait probablement d’une des îles du pacifique.
Bref un bateau de pécheurs avait sombré et sur un radeau les rescapés s’étaient égarés dans une zone qui probablement avait été rendue interdite pour le jour de l’essai mais les pécheurs sur leur radeau ils n’avaient pas vraiment grand moyen de contrôle.
Vous les contemplez affairés sur leur radeau. C’est presque l’été. Ils regardent l’horizon pour apercevoir les secours. IL y a beaucoup de nuages et il fait assez sombre. Ils n’ont plus beaucoup d’eau et ils ont soif. Alors ils voient un joli soleil tout rouge à l’horizon et ils s"étonnent car ce n’est pas vraiment l’heure du coucher de soleil. Soudain il se met à neiger. C-est vraiment bizarre de voir la neige à cette saison et la présence de ce soleil rouge les étonne de plus en plus.
Mais ils ont soif et ils se lèvent sur leur radeau et accueillent cette neige avec des rires de joie en tendant leur langue pour absorber les flocons. Ils sont bien entendu irradiés et sauvés des flots ils vont mourir très vite dans d’horrible souffrances.
Betty sort très perturbée de la salle de spectacle. Elle quitte ses amis car elle n’a qu’une centaine de mètres à marcher pour rejoindre sa chambre d’étudiante. Mais pas de chance car il se met à neiger. Betty devient vraiment hystérique car elle essaye de courir très vite en évitant les flocons, prend une douche arrivée chez elle et se précipite dans son armoire à pharmacie où elle a en réserve quelques cachets d’iode. Stupide ! N’est-ce pas ?
Reddition allemande : seconde guerre mondiale,
Je suis assez vieille pour avoir vécu cette reddition car j’avais presque 3 ans. Je ne me la rappelle pas vraiment. Pourtant j’ai des souvenirs de cet âge et même d’avant. Mais le souvenir de ce 7 Mai est très vague. Seul persiste un sentiment de soulagement car les parents et l’entourage transmettent cela et l’on n’ associe pas de date ni de lieu précis. Ma mère a appris l’évènement en faisant des courses après la classe. J’étais avec elle. A cette époque il fallait faire les courses tous les jours ou presque car il n’y avait pas de frigo. Encore fallait-il trouver à manger autre chose que des rutabagas !
On lui dit alors qu’une capitulation allemande avait été signée à Reims le 7 Mai dans une petite école. Nous habitions à une trentaine de kilomètres au sud de Reims, ville de ma naissance. En fait la petite école était le plus important collège de Reims, appelé de nos jours le lycée Roosevelt ! Maman est revenue très vite demander confirmation à ses collègues qui n’en savaient rien et il a fallu attendre le lendemain soir pour écouter la TSF chez des voisins pour que la nouvelle soit confirmée. En effet le véritable armistice a été signé à Berlin le 8 Mai et est entré en vigueur le 9 Mai.
N’oublions cependant pas que sur le plan mondial la guerre ne s’acheva qu’avec la capitulation allemande le 2 septembre de la même année et après le bombardement nucléaire d’ Hiroshima et de Nagasaki, évènements qui font entrer ce monde de peur et de destruction dans mon cœur d’enfant.
La TSF, je cois que nous l’avons eue chez nous quand j’avais environ 4 ans en 1946. Comme je l’aimais. Il y avait la musique et je dansais dans la cuisine sur les grand pavés rouges. Il y avait aussi l’écoute des épisodes de Sur le banc et de La famille Duraton. Je me garderai bien de toute comparaison de qualité avec les feuilletons télévisés actuels.
Ah ces Parisiens en vacances !
Un petit séjour en Provence au printemps, c’est un délice de couleurs et de parfums. Prenez votre café au troquet du coin et vous écouterez les natifs vous donner les nouvelles locales. Ils ne semblent pas toujours apprécier la venue des touristes qui s’installent l’été dans leurs résidences secondaires et se mêlent des affaires du village. En effet laissez moi vous raconter trois faits plus ou moins hilarants.
- Le plus innocent : Dans chaque village de cette région vous avez une église et une horloge qui marque l’heure en sonnant les cloches. Le plus drôle est qu’elles sonnent le nombre de coup correspondant à l’heure deux fois à une minute d’intervalle. Un des parisiens résident secondaire du village n’a pas apprécié ce bruit qui devait l’énerver trop la nuit et l’empêcher de dormir. Les voitures qui passent sous ses fenêtres à Paris ou les noctambules criards ne le dérange pas mais les cloches de l’horloge de l’église oui. Il a trouvé le grand remède à ses nuits perturbées en grimpant dans le clocher et en bloquant les cloches pour les empêcher de sonner. Il vaut mieux se servir par soi même ! Les villageois n’ont pas apprécié car il parait que la facture de remise en état a été sévère.
- Le plus cruel : Dans un village il y a toujours des poules et au moins un coq. Un bon coq, gaulois par nature qui se met à pousser son cocorico à l’aube, tôt, beaucoup trop tôt pour nos parisiens avides de repos. Celui-ci se dit qu’il fallait faire quelque chose contre ce tapage nocturne et il a pris sa plus belle plume pour faire une réclamation auprès du maire qui a du bon gré mal gré la transmettre au préfet. Le résident a obtenu gain de cause et le coq a du passer à la casserole.
- Le plus idiot : Les grillons sont ces petites insectes qui font la joie de la Provence en été. Rien que d’entendre leurs bruissements me met dans une humeur vacancière. Mais cela n’est pas apparemment le cas de tous. Un de ces résidents secondaires proches d’un village perché adorable bien que trop plein de touristes qui est baptisé du nom de ces insectes trouvait que ces pauvres bêtes faisaient trop de bruit à son goût. Il eut l’audace de demander au préfet que l’on vaporise des insecticides par hélicoptère pour éradiquer ces insectes qui polluaient son silence.
