Au revoir Denis

De la part de Sylvain
Avec toi,c’est toute une époque qui s’en va. Le temps des cheveux longs, des idées larges et des pantalons qui vont avec. Tu m’as parlé parfois de ta jeunesse piquée de fleurs multicolores quelque part à San Francisco pas loin de chez Hendrix et de sa bande.
Tes 20 ans sur la côte ouest, les beatniks …
Tu faisais briller dans mes yeux cette époque manquée pour ma génération. Ces sixties mythiques, ses chansons, la folle insouciance, la liberté, l’amour, l’espoir.
Tu regardais ce passé sans complaisance ni candeur. Tu avais pris le recul de toute une vie de réflexion, d’expérimentations et de lectures. Je crois que tu as lu des milliers de livres, vu des milliers de films, essayé de tout comprendre. Avec le temps tu es devenu la coolitude incarnée.
L’humain dans toutes ses facettes, des plus belles aux plus hideuses, c’était la matière brute de ta philosophie. Aucun sujet n’était hors de ta portée et tu pouvais tout dire sans peur ni gène, avec une simplicité et une vérité désarmante et tellement réfléchie …
Car ton esprit jamais ne s’est laissé allé à l’immobilisme. A travers ton oeil calé dans le viseur des dizaines d’appareils photo qui t’on fait vibrer, à travers les centaines de pinceaux gonflés d’eau et de couleurs , d’huiles fines et de vie étalées sur tes toiles, tu as cherché et cherché encore. Prêt à tout pour créer. Parce que pour toi comme pour tous les artistes véritables, créer c’était vivre deux fois. Vivre plus intensément, plus fort et exister.
Tu resteras mon pote et aussi un peu mon grand frère d’Amérique.
Sylvain Veluet

Photo de Denis prise par Sylvain 4 jours avant son envol.

Photo de Denis prise par Sylvain 4 jours avant son envol.

A mon Oncle

Souvenir d’enfances pour mes cousins et aussi moi. Mon Oncle tu étais beaucoup pour moi. Repose en paix.

Comment faire un monde ? Des infinités de mondes, une infinité d’univers

Le grand regret de Denis fut que personne n’était entré dans son monde.
Je m’aperçois que je fais parti du lot. Sans doute son site de peintures, son blog de photos et webblog ne sont qu’une pauvre petite entrée dans son monde. Mon souhait est d’y avoir accès maintenant qu’il n’est plus dans notre monde de terriens. Je crois qu’il me le faut si je veux avoir une chance de le retrouver un jour dans un au delà, un des multiples aux delàs un des infinités de mondes possibles, un des infinités d’univers …

existence!

Tout monde est

un tout

Car pour être

un monde

Il faut qu’il soit un

Il faut qu’il soit tout

Il y

parvient

en plaçant

sur un seul plan

tout plein de choses

de plein de mondes

De là vient

qu’un monde est toujours

plein de riens

venus de tous les mondes

C’est cette plénitude cosmopolite

qui fait que chaque monde

se prend pour le réel.

Il faut de tout

pour faire un monde:

un peu de chaque tout,

un peu de chaque monde.

Certains mondes sont des mouroirs

Comme les ville impériales,

ces mondes immondes

cannibales des

autres.

D’autres sont seulement des miroirs

comme les mots et !es monades.

Ils réfléchissent poliment,

faisant place

à chaque

chose.

D’autres enfin sont les deux :

Ce sont toutes les algues

comme les choses

et les hommes.

Les choses ont une composition

en laquelle entrent,

impunément,

plein de choses

de plein de

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Pour une fois

Je ne veux pas entrer dans des articles sujets à controverses dans ce blog qui est plutôt orienté vers mon monde de rêves qui en fait mon vrai monde et qui n’a rien à voir avec le monde tel qu’il est vu à l’époque actuelle et dans lequel je ne veux pas vraiment vivre. Mais pour une fois … . Cependant j’écoute les vidéos de Noah Chomsky. Au début de mes recherches scientifiques j’étais plutôt attirée par ce que l’on nomme en mathématiques la théorie des langages et le linguiste Noah Chomsky était un de mes dieux.
Si j’ose citer Wikipédia, je peux dire que « Chomsky est plus souvent cité qu’aucun autre universitaire vivant pendant la période 1980–92. Il occupe la huitième position dans la liste des auteurs les plus cités. Il est considéré comme une figure intellectuelle majeure du monde contemporain, à la fois controversée et admirée. »
Je suis tombée sur une vidéo de YouTube qui m’a fait un peu comprendre ce qui malheureusement nous arrive et je regrette qu’il n’y ai pas de sous-titres en anglais aussi je suis désolée de la mettre dans ce blog mais encore plus pour une fois … je ne peux m’empêcher de le faire :

S’il vous plaît faites un effort pour une fois … ! OK cela fait presque 2 heures d’écoute et le début d’introduction n’est pas top mais passez de suite au dialogue entre Chomsky et le grec Varoufakis vous allez gagner 12 minutes. Fiez vous aux deux fauteuils et si vous comprenez un peu l’anglais cela devrait aller. Mais je sais pourtant que l’on ne peut communiquer que pour ceux qui ont des oreilles pour entendre et que la plupart de nos contemporains sont aveugles, sourds et muets et que de toute façon ils ne lisent pas ce blog que j’écris pour moi en fait ! Mais pour une fois … . Dans cette vidéo Chomsky intervient très peu mais son intérêt reste. Chomsky cite David Hume et donne ainsi un peu d’espoir pour une fois ….

Voici la citation de Hume intégrale de David Hume je pense. Pardonnez-en ma traduction :

« Rien ne semble plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un regard philosophique que la facilité avec laquelle les peuples sont régis par quelques-uns et la soumission implicite selon laquelle les hommes laissent leurs propres idéaux et leurs intérêts aux mains de leurs gouvernements. Lorsque nous nous demandons par quels moyens cette merveille est effectuée , nous voyons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés , les gouverneurs n’ont rien pour les soutenir que l’opinion publique. Il s’ensuit que tout gouvernement est fondé sur l’opinion et ceci s’applique aussi bien aux gouvernements les plus despotiques, les plus militaires que pour les plus libres et les plus populaires. Le sultan de l’Egypte ou l’empereur de Rome pouvaient traiter ses sujets inoffensifs comme des bêtes brutes ceci contre leurs sentiments et inclinaisons mais ils ont traités les mamelouks ou les gardes prétoriennes comme des hommes en vertu de leurs opinions. »

Moralité ne soyons pas des moutons, ne croyons pas à TINA, laissons donc entendre et affirmons avec force et espoir nos désirs d’égalité, de justice, de préservation de notre environnement et de démocratie si nous voulons nous sauver des désastres qui nous attendent dans un avenir bien plus proche que je ne l’eus cru possible !