Trésors cachés

Cette nuit, dans un rêve, Irène se trouve devant une grande maison ancienne avec une petite clé en argent à la main. Irène place la clé dans la serrure de la porte d’entrée qui s’ouvre sur une grande salle avec de vieilles poutres au plafond et une grande table en chêne au milieu de la pièce, dans l’immense cheminée brûle un grand feu de bois. Au milieu de la table trône un vase précieux contenant un splendide bouquet de roses thé. Au plafond, il y a une coupole peinte qui imite le ciel avec quelques petits nuages. En s’asseyant sur un petit fauteuil style Louis XVI, devant la cheminée, Irène admire la pièce. Une douce musique vient à ses oreilles. Elle n’a pas du tout le sentiment de se sentir étrangère.

Soudain, elle a envie d’explorer la maison plus à fond. Une seule porte au fond de la pièce est fermée à clé. La serrure est de bonne taille mais Irène essaie malgré tout la petite clé en argent. La serrure semble s’adapter à la taille de la clé car la porte s’ouvre sans problème. La pièce est plus petite mais toute illuminée grâce à un grand lustre au milieu du plafond. Irène n’a pas eu à l’allumer, d’ailleurs, il n’y a pas d’interrupteur. Irène ne s’attarde pas à ce type de détail mesquin. De grands miroirs vénitiens aux cadres dorés ornent les murs. Il y seulement deux coffres dans la pièce. Irène va sans hésiter vers le coffre de droite. Il est fermé avec un cadenas et Irène essaye sa petite clé en argent qui déclenche l’ouverture du cadenas. Le coffre est rempli de robes anciennes en soie, en taffetas et en velours : tout un chatoiement de couleurs et de douceur. Irène est un peu grosse. Elle se croit laide. Oserait-elle essayer d’enfiler une de ces robes qui semblent faites pour une femme mince et élancée. Mais sans qu’elle s’en rende compte, elle se retrouve habillée avec une robe de couleur grenat en velours. Elle se contemple dans les miroirs qui la reflète de toute part. L’expérience est pour le moins bizarre : le miroir reflète une magnifique jeune femme, toute mince et élégante, une jeune femme qui est Irène mais une Irène plus belle que celle de la vie éveillée. Alors, elle ôte la robe en velours et essaye une robe en soie bleue toute fluide et qui révèle des formes parfaites.

Elle se dirige vers le deuxième coffre. La petite clé en argent fait son œuvre et le coffre s’ouvre. Il contient un autre coffre plus petit en bois précieux. Celui là s’ouvre tout seul, mais il contient encore un autre coffre serti de pierres précieuses qui s’ouvre en révélant un tout petit coffret en acajou avec une serrure en or. Irène doit utiliser la clé en argent qui se change en or et ouvre le coffret. Là sur un petit coussin bleu se trouve un joli médaillon en or ajouré, de style ancien, centré d’un grenat, orné de marcassites et monté sur une chaine en or. Irène le détache en tremblant de son support et elle découvre qu’au dos du médaillon est gravé son prénom. Elle le place autour de son cou et s’admire ainsi parée dans les miroirs en esquissant quelques pas de danse.

Il y a encore une petite porte dans le mur, une porte qui s’ouvre alors toute seule révélant une immense bibliothèque qui semble s’étendre à l’infini. Toute la connaissance du monde semble stockée là, attendant une Irène qui se réveille encore émerveillée. Elle court dans la salle de bain pour se regarder dans la glace. La glace montre une Irène en chemise de nuit rose, mais une Irène qui parait déjà à ses yeux plus fine et plus jolie.

Elle se demande bien comment elle peut interpréter ce rêve merveilleux. Le lendemain soir, elle va voir sa grand-mère Madeleine qui pourra peut-être l’aider car elle a été psychologue et adepte de C.G. Jung dans sa jeunesse. Madeleine hoche la tête et lui dit :
« Tu sais que seule tu possèdes la clé de tes rêves. Cependant je te connais suffisamment pour te donner quelques indications. L’intérieur de la maison est la vraie Irène. La première pièce représente la paix et l’harmonie qui règne en toi. La pièce aux miroirs, les robes et le médaillons te révèlent la beauté qui est en toi et que tu dois voir et apprécier quand tu te regardes dans un miroir. Quant-à la bibliothèque, il est possible qu’elle te dise que toute la connaissance du monde est en toi et que toute question que tu te poses peut y trouver une réponse. Sans doute dois-tu commencer par rechercher en toi l’interprétation de ce rêve magnifique. »

Avez-vous fait un jour un rêve qui ressemble à celui d’Irène ? Avez-vous une interprétation personnelle du rêve d’Irène ?

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À propos de chiendentbel

âgée mais éternellement jeune !

Publié le 17/06/2011, dans sérendipité. Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Trésors cachés.

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