L’araignée et la coccinelle

Ce n’est pas d’une grande originalité d’être arachnophobe ou plus simplement d’avoir peur des araignées. Phobie est sans doute un peu trop fort mais je ne les adore pas et appelle à l’aide quand une d’entre elles apparaît dans la maison. Par contre Denis ne désire pas que l’on touche à ces bêtes très utiles qui dévorent les insectes et les moustiques en particulier. Il faut les voir les dévorer avec appétit quand ils sont pris dans leurs toiles. Elles ne laissent que les ailes. Bref, nous cultivons quelques toiles d’araignée dans un recoin de la véranda. Mais ce jour là Denis découvrit avec horreur une coccinelle prise dans une toile d’un de ces monstres dévoreurs. L’araignée commençait tout juste à attaquer le ventre vulnérable de notre pauvre petite bête à bon Dieu. Sans perdre une seconde Denis arrache la toile. La coccinelle empêtrée dans la toile est dans la paume de sa main. L’araignée se sauve à toute vitesse et disparaît je ne sais où, pour construire une autre toile sans doute.

Maintenant que faire ? La coccinelle est-elle encore en vie ? Il faut déjà l’extirper des fils de soie qui l’emprisonnent. Avec une patience d’ange Denis dégage une à une chacune des 6 pattes de la coccinelle en essayant de ne pas les briser. Je ne sais pas comment mais il y réussit. La coccinelle est là inerte dans sa main.

Soudain elle se met à bouger. Elle est vivante. Elle parcourt lentement la paume de la main de son sauveur. Puis elle explore le dos de la main que Denis retourne doucement. Ensuite elle grimpe sur son bras nu, toujours très lentement. Pourquoi ne s’envole-t-elle pas ? Peut-être ne peut-elle plus voler. Nous l’observons, le cœur battant et en retenant notre souffle. Elle arrive à l’épaule, continue son chemin sur la base du cou, arrive au niveau de l’échancrure de la chemise et descend au niveau du cœur. Elle doit l’entendre battre. Peut-être va-t-elle élire Denis comme nouveau territoire ? Elle serait alors vite morte de faim.

Cependant, tout d’un coup, elle ouvre ses élytres, déploie ses ailes noires et s’envole vers le ciel bleu. Elle disparaît à nos yeux émerveillés. Le sauvetage a réussi. Mais que voulait-elle communiquer par cette longue promenade vers le cœur ? Était-ce simplement pour se donner le temps de se remettre de ses émotions ? Était-ce pour examiner la personnalité de ce sauveur providentiel ? Était-ce une manière de remerciement ? Était-ce pour communiquer qu’elle lui faisait entièrement confiance ? Il est difficile de conclure.

Publicités

À propos de chiendentbel

âgée mais éternellement jeune !

Publié le 03/09/2011, dans animaux. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Très joli sauvetage 😉

%d blogueurs aiment cette page :