Gare de Lyon

Gare de LyonLe savez-vous ? La gare de Lyon s’est agrandie. L’usager doit en subir les inconvénients. Oyez, oyez. Au retour d’une petite escapade dans le nord, vous arrivez avec tous vos bagages par la ligne 1 du métro avec un seul souhait : vous en débarrasser à la consigne afin de passer une bonne journée à Paris. Confiants dans la SNCF et suivant les signaux indiquant la consigne, vous parcourez toute la salle Diderot en traînant vos valises. Vous arrivez tout au bout, plus de signaux et pas de trace de la consigne ni à gauche, ni à droite. Une seule chose s’offre à vos yeux si ce n’est une descente vers les métros ligne 14 etc. Vous retournez donc en arrière pour trouver le signal que vous avez sans aucun doute manqué de voir, et ceci accompagnés de vos bagages dûment marqués à vos nom et adresse, antiterrorisme oblige. Vous retrouvez le panneau. Personne pour vous indiquer le chemin. Vous vous adressez au café proche et demandez. La réponse est abrupte : « Vous voyez bien le signal. » Vous n’insistez pas et suivez de nouveau la direction avec vos valises. Vous regardez attentivement tous les signaux. Aucun ne mentionne la consigne. Vous arrivez de nouveau en bout de salle pas d’ issue sauf celle de la sortie vers le métro. En désespoir de cause vous prenez cette issue et là vous vous reconnaissez un peu. Il suffit de prendre la sortie grandes lignes vers la salle Méditerranée et vous vous le rappelez : la consigne est tout au bout de la salle méditerranée sur la gauche. Youpi !

Aussi, plein d’espoir et d’assurance vous prenez l’escalator et commencez à parcourir la salle méditerranée, vos bagages vous suivent docilement. Vous commencez à douter de vous même car les panneaux ne font aucune mention de consigne ! Vous regardez avec envie toute cette foule pressée et tous ces voyageurs qui semblent vraiment bien savoir où ils vont ! Toujours pas d’information, d’accueil ou d’aide possible. D’ailleurs tout est changé, Au deux tiers de la salle une immense allée bétonnée entourée de deux escalators conduit un étage plus haut vers les départ en jaune. Pour le moment, ce n’est pas ce qui vous importe. Un peu plus loin, vous notez que les toilettes à votre gauche sont toujours là. Vous arrivez au bout de la salle mais à votre gauche vous ne trouvez pas les consignes là où elles se trouvaient auparavant. Vous commencez à désespérer et parcourez la salle en sens inverse avec vos bagages tout en observant les signalisations qui n’indiquent rien au sujet de la consigne. Alors, en haut de l’accès à la salle métro vous apercevez le signal sauveur CONSIGNE. Vous ne pouviez le voir dans l’autre sens car il vous tournait le dos ! Vous vous rendez tout au fond et à gauche se trouve enfin la consigne.

Vous vous assurez que vous avez de la monnaie en suffisance : 10 euros en petites pièces de 1 et 2 euros, cela devrait aller. Vous passez le contrôle, trouvez un casier libre, vous débarrassez de vos valises et suivez les instructions. Le coût est de 9 euros 50. La dernière pièce de 1 euros est refusée. Vous réessayez, elle vous est rendue. Heureusement un employé vous échange une pièce de cinquante centimes contre votre euro. Vous êtes sauvés. Vous allez enfin pouvoir vous promener dans Paris.

Vous rentrez le soir épuisés avec deux heures d’avance sur le départ de votre train et cette fois vous retrouvez la consigne et vos bagages sans problème. Vous vous affalez ensuite dans le premier bar et demandez les toilettes. Les bars dans la gare ne sont pas pourvus de toilettes. Le cafetier vous indique l’autre fond de la salle méditerranée. Oui, vous connaissez. Vous traversez donc toute la salle heureusement sans les valises laissées dans le bar et dûment gardées par votre compagnon. Mais vous trouvez un relais toilettes fermé. Vous questionnez une employée dans le bar d’à côté qui, en réponse à votre question, pointe sur le relais toilettes en vous répondant « Ben là » en désignant les toilettes fermées. Vous essayez de lui expliquer aimablement que ces toilettes sont fermées. Alors elle vous indique qu’il y a d’autres toilettes en haut. Ceci est très vague mais vous tentez l’aventure. Vous retournez sur vos pas et empruntez l’allée bétonnée toute neuve qui grimpe vers l’espace des départs en jaune. La foule est assez compacte mais miracle ! il y a plein de guides pour diriger les voyageurs. Pourquoi sont-ils tous là, laissant le reste de la gare sans information ? Vous avisez un mignon jeune homme qui, après que vous lui ayez dûment dit que les toilettes de la salle méditerranée sont fermées, sait vous dire que les autres toilettes se trouvent au fond de la salle des fresques. Ceci ne vous dit pas grand chose et le gentil garçon vous conduit à l’entrée de cette salle qui est quasi déserte. Vous vous rendez bravement au fond et découvrez les toilettes avec une douzaine de personnes en attente devant vous. Vous faites la queue patiemment, donnez vos cinquante centimes que vous possédez cette fois et pouvez alors enfin soulager vos besoins naturels. Vous revenez alors au café retrouver votre compagnon qui se demande pourquoi vous avez été si longue et vous pouvez enfin boire un Perrier citron bien mérité.

Vous observez quelques tables plus loin un jeune couple avec une adorable petite fille de deux ou trois ans. Vous voyez le père prendre l’enfant dans ses bras poser une question au cafetier qui pointe le fond de la salle méditerranée. Le père part en courant. Vous en devinez le motif et n’osez pas courir le prévenir pour lui éviter de faire votre parcours mais vous lui souhaitez silencieusement bonne chance en espérant que les sphincters de la petite fille tiendront le coup !

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À propos de chiendentbel

âgée mais éternellement jeune !

Publié le 14/09/2011, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Je suis allée en juillet à Paris et j’ai été effarée de la signalétique dans la gare de Lyon , mais comment font les étrangers pour s’y retrouver !!!

  2. Là je ne sais vraiment pas comment ils peuvent faire. Peut-être qu’il y a un ange qui s’occupe des étrangers 🙂 !

  3. les jambes qu’il faut, réservé aux moins de 40 ans, mais plus de 10 ans, c’est cauchemardesque, me voilà prévenue pour la prochaine

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