Pessimisme ambiant

La semaine dernière Denis exposait des photos en noir et blanc à la salle des amis de Châteauneuf en Auxois situé dans une petite maison médiévale en face du château. Les expositions vous pernettent de faire connaissance avec les habitants du pays qui sont charmants, en particulier avec la dame assez âgée qui tient la boutique de souvenirs à côté du château. Nous discutons entre autre des affaires de cet été qui n’ont pas été transcendantes vous vous en doutez. Mais ce qui m’a le plus touché dans ce qu’elle m’a confié n’est pas le montant des affaires en question. Elle m’a dit :
« Je n’ai jamais vu cela avant. Les gens rentrent, regardent les objets, achètent au besoin une ou deux cartes postales et c’est tout. Pas de rires, ils sont tristes, tristes. Les enfants qui les accompagnent aussi semblent tristes. »

Qu’une population perde le sens de l’art et de l’espoir et elle perd la joie de vivre et c’est bien cela qui m’attriste. Cela n’est cependant pas surprenant. Les médias nous abreuvent tous les jours de violences, de crimes, d’attentats, de guerre et de menaces de guerre. Il soulèvent nos peurs en nous prédisant un futur de restrictions en tout genre. L’ambiance au travail est devenue exécrable. Et encore, on doit s’estimer heureux d’avoir du travail, le chômage est partout menaçant. On s’inquiète pour ses vieux jours et ceux de ses parents. On nous propose une nourriture polluée. On respire un air pollué. On nous propose des médicaments qui souvent ont des effets plus catastrophiques sur notre santé que les maux dont ils sont sensés nous guérir. On ne sait pas combien de temps la faune, la flore et la planète dans son ensemble résisteront. Comment ne pas être stressés dans de telles conditions ?.

Et pourtant, la vie est un don précieux et nous devrions apprécier chaque seconde qui nous est donnée de vivre. Il y a tant de beauté autour de nous dans les paysages, les yeux des enfants et les yeux de l’amour. Il y a souvent aussi tant de générosité, de don de soi et de sourires que nous récoltons tous les jours. Il y a tant de petits bonheurs quotidiens dont nous pouvons prendre conscience.

Tout en étant avertis, n’écoutons pas les oiseaux de malheur. Dépassons cette morosité et recherchons en nous mêmes la source de notre joie intérieure la source de notre bien être, de notre santé et de notre confort de vie. Connaissez vous cette histoire du mendiant que propose Eckart Tolle dans son livre Le pouvoir du moment présent :
Un mendiant était assis sur le bord d’un chemin depuis plus de trente ans. Un jour, un étranger passa devant lui. « Vous avez quelques pièces de monnaie pour moi ? » marmotta le mendiant en tendant sa vieille casquette de base-ball d’un geste automatique. « Je n’ai rien à vous donner », répondit l’étranger, qui lui demanda par la suite: « Sur quoi êtes-vous assis ? » « Sur rien, répondit le mendiant, juste une vieille caisse. Elle me sert de siège depuis aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. » « Avez-vous jamais regardé ce qu’il y avait dedans ? » demanda l’étranger. « Non, répliqua le mendiant, pour quelle raison ? Il n’y a rien. » « Jetez-y donc un coup d’oeil », insista l’étranger. Le mendiant réussit à ouvrir le couvercle en le forçant. Avec étonnement, incrédulité et le coeur rempli d’allégresse, il constata que la caisse était pleine d’or.

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À propos de chiendentbel

âgée mais éternellement jeune !

Publié le 20/09/2012, dans réflexion. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Il y a toujours plus d’une façon de voir les choses.
    Merci pour la petite visite. Reza sème l’espoir, à nous de nous l’approprier et de le répandre.

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