Ver de terre et régénération

Un ver de terre passe son nez hors de son trou. Il regarde autour de lui et voit juste à coté de lui un ver de terre pointant hors de terre. Notre ver de terre est très sociable. Il veut engager la conversation. Il dit alors :
« Quel beau temps ! »
L’autre ne réagit pas. Il continue cependant :
« La météo annonce de la pluie pour le week-end. J’aime bien. »
L’autre ne réagit toujours pas. Il s’entête :
« Cette année nous ne manquerons pas d’eau.»
Pas de réponse de la part de l’autre ver alors, dégouté il rentre dans son trou en rageant :
« Les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus de conversation.»
Alors il entend une toute petite voix lui dire :
« Pardonne-moi mais je suis ta queue. »
Une grande performance de parler avec un anus !
Cette petite histoire me fascinait quand j’étais enfant. J’avais un petit jardinet à moi et il m’était arrivé par mégarde de sectionner un vers de terre avec ma petite bêche. Les deux parties semblent continuer à vivre et bougent comme deux êtres indépendants. Mais il paraît que seule la partie qui correspond à la bouche se régénère de façon à reconstruire un ver de terre entier et la partie queue se meurt.
Les capacités de régénération d’une partie non essentielle de notre corps doit être possible. Notre corps devrait savoir se guérir. Notre esprit doit avoir en germe une telle capacité, capacité que nous ne savons pas exploiter. Notre foie se régénère. Notre peau se régénère. Les cellules se régénèrent et même nos neurones se régénèrent. Les greffes sont possibles. Nous possédons des cellules tueuses pour combattre les maladies et des cellules souches pour la régénération des tissus. Il y a des guérisons dites spontanées. Notre corps est un outil merveilleux dont nous ne connaissons pas toutes les capacités.

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À propos de chiendentbel

âgée mais éternellement jeune !

Publié le 21/11/2012, dans divertissement, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. merci pour cette historiette ,j’ai bien ri 😉

    • J’en suis bien contente. C’est la seule histoire drôle que je retenais quand j’étais petite. C’est mon père qui me l’avais racontée.

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