Moralisons

En ces temps de rentrée scolaire, je me revois petite quand nous apprenions à l’école les fables de Monsieur Jean de la Fontaine. Je ne sais pas si les enfants d’aujourd’hui ont la même base culturelle car c’est de cela qu’il s’agit. La morale des fables qui sont accompagnées de ces scénettes animalières frappe un enfant et lui donne une vision unique de la vie adulte. Ces phrases résonnent à vos oreilles toute votre vie.

Je vais essayer de les répertorier pour avoir une vue d’ensemble de notre programmation laïque et bien pensante enfantine. Voyons un peu :

  • La méfiance est mère de la sûreté : morale du ne faites confiance à personne de la fable Le chat et un vieux Rat.
  • Travaillez, prenez de la peine : C’est le fonds qui manque le moins, morale du Travaillez plus pour gagner plus dans Le laboureur et ses enfants. On y trouve aussi que le travail est un trésor : nos chômeurs seront d’accord.
  • Aide-toi, le Ciel t’aidera autrement dit ne comptez que sur vous mêmes dans Le charretier embourbé.
  • Vous chantiez ? j’en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant : un peu la même chose que la précédente additionné d’une leçon d’économie domestique dans La cigale et la fourmi.
  • Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde : On a souvent besoin d’un plus petit que soi morale d’entre-aide : ouf ! dans Le lion et le rat.
  • La raison du plus fort est toujours la meilleure : morale bien connue et désenchantée du loup et l’agneau.
  • En toute chose il faut considérer la fin : autrement dit n’agissez jamais impulsivement dans Le renard et le bouc.
  • Deux sûretés valent mieux qu’une : un peu comme la précédente dans Le loup , la chèvre et le chevreau .
  • Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage : allez soyez Zen ! dans La colombe et la fourmi.
  • Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir : une critique acerbe de la justice humaine des Animaux malades de la peste.
  • Garde-toi, tant que tu vivras de juger des gens sur la mine : un bon conseil dans Le coché, le chat, et le souriceau.
  • Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours qu’on ne l’ait mis par terre : et donc à bas la vantardise ! dans L’ours et les deux compagnons.
  • Quel esprit ne bat la campagne ? Qui ne fait châteaux en Espagne ? : dans La Laitière et le pot au Lait. J’ai toujours eu pitié de cette pauvre laitière qui est punie pour avoir rêvé.
  • Apprenez que tout flatteur vit aux dépens que celui qui l’écoute : enfant je ne comprenais pas très bien la flatterie, étendre la flatterie à toute espèce de manipulation mentale physique ou affective serait un must. Chacun sait que cela est illustré de manière délicieuse dans Le corbeau et le renard.
  • Rien ne sert de courir, il faut partir à point : dans Le lièvre et la tortue. Voilà pourquoi il faut se lever tôt dit-on. La France qui se lève tôt a été nourrie de cette morale.
  • Ventre affamé n’a point d’oreilles : dans Le milan et le rossignol. Je ne trouve rien à répliquer à celle-ci.
  • Plutôt souffrir que mourir : dans La mort et le bûcheron. Un clair rejet de l’euthanasie que fait là Monsieur de la Fontaine.
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À propos de chiendentbel

âgée mais éternellement jeune !

Publié le 29/08/2013, dans enfance. Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Moralisons.

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