Le syndrome de l’auto-tamponeuse

Il était une fois un monsieur très comme il faut, bien placé dans la vie, costume cravate, rationnel et très à l’aise. Appelons le Jules. Un dimanche après-midi de septembre Jules offrit à ses deux aînés Jean et Alain âgés alors de 10 et 12 ans un petit tour à la fête foraine tout en promettant à sa femme et à ses deux petits derniers de revenir pour le thé de quatre heures.

Aussi il embarqua Jean et Alain dans sa DS noire toute neuve et les chansons en cœur fusèrent tout au long du chemin. Jules adorait chanter avec ses enfants et l’absence de maman et des petits autorisait une certaine liberté. Il faut bien éduquer un peu ces jeunes garçon n’est-ce pas ?

Bref tout ce petit monde arrive à la foire avec un esprit très guilleret. Ils commencent par se gaver de nougat et de barbe à papa puis ils essaient le grand huit qui fait peur à Jean mais il aime avoir peur alors !

Jules s’arrête devant un manège d’autos-tamponneuses. Les deux enfants complices embarquent tous deux dans une voiture tandis que Jules seul est préparè à se faire agresser par ses enfants. Mais Jules n’a pas dit son denier mot. Il s’en donne à cœur joie comptant le nombre des chocs qu’il parvient à donner à Jean et Alain. Il se fait cogner par les autres gamins autour de lui pourtant mais il sait se venger. Il éprouve un plaisir étrange à donner des chocs aux alentours et même à en recevoir. Les vibrations engendrées par les chocs le mettent dans un état d’euphorie bien plus agréable qu’un verre de son bourbon préféré du dimanche midi. Tous trois hurlent de plaisir.

Mais tout à une fin et bientôt Jules revient sur terre et s’aperçoit qu’il faut rentrer. Aussi ils reprennent avec regret le chemin de la voiture tout en pensant au cake aux fruits fait maison qui les attend. Ils s’engouffrent dans la voiture. Jules démarre et oh horreur ! Il fonce dans l’arrière de la première voiture qui est à sa portée. Les enfants sont stupéfiés. Jules sort constater les dégâts et heureusement les pare-chocs des deux voitures ont joué leurs rôles. Mais le conducteur de l’autre voiture n’est pas très content et Jules s’exclame :
« Je me croyais encore dans les autos-tamponneuses !»

Inutile de vous dire que cette excuse ne fut pas appréciée à sa juste valeur !

Publicités

À propos de chiendentbel

âgée mais éternellement jeune !

Publié le 02/10/2013, dans divertissement. Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Le syndrome de l’auto-tamponeuse.

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :