Et une famille de ratons laveurs !

Le titre est un petit clin d’œil au poème de Jacques Prévert intitulé l’inventaire qui répète à la fin du premier paragraphe de son inventaire baroque la phrase : un raton laveur, puis au deuxième : un autre raton laveur, au troisième : et… cinq ou six ratons laveurs et enfin : et… plusieurs ratons laveurs.

En ce temps là Betty et Marc habitaient une maison qui était entourée d’une large propriété : un vrai parc! L’ennui était le travail pour la garder à peu près propre. Il y avait même dans le bas de la propriété une petite crique qu’enjambait un charmant petit pont de bois avec par derrière un petit bois pas très profond mais juste suffisant pour mettre hors de vue directe la propriété voisine : un paradis pour le chat et la campagne à la ville pour les humains.

Un jour le voisin sonna à la porte. Ils firent d’abord connaissance puis le voisin donna l’objet de sa visite. Il annonça qu’une famille de ratons laveurs avait élu domicile sous un immense conifère rampant sur son terrain et qu’il voyait notre chaton venir jouer sous ce conifère. Il venait prévenir car les ratons laveurs pouvaient ne pas apprécier cette intrusion et blesser gravement et même tuer le chaton. Marc et Betty le remercièrent mais que faire ? Ils ne pouvaient pas enfermer le chat pour cette raison et ils espérèrent seulement que le chaton fusse assez prudent pour éviter de se bagarrer avec les ratons laveurs. En fait le chat continua à passer beaucoup de temps sous ce conifère à jouer avec le bébé raton laveur sans incident.

Le chaton passait ses journées libre d toute entrave et en bonne compagnie. Cependant il revenait tous les soirs et dormait à la maison, dans la chambre au pied du lit. L’immense chambre était toute entourée de baies vitrées. Quelle merveille de se sentir ainsi au milieu de la nature pour dormir ! Mais un matin au réveil, Marc et Betty virent avec étonnement papa, maman et bébé ratons laveurs dans cet ordre, assis sur leurs derrières et se tenant bien droit leurs faces écrasées sur la vitre et contemplant ces humains étranges qui vivaient là. Marc et Betty n’osèrent pas trop bouger. Le chat bondit du lit et se précipita vers la vitre. Les ratons s’enfuirent.

Quelque temps plus tard, Betty trouva un sac de quatre kilos de flocons d’avoine dont la date était périmée. Voulant en faire profiter les oiseaux, elle vida le sac dans une vieille bassine qu’elle plaça sur le petit pont. Elle était loin de penser aux ratons laveurs aussi elle fut surprise quand, depuis la baie vitrée de la cuisine, elle vit le bébé raton laveur assis bien droit sur son derrière en face du tas de flocons d’avoine, plongeant avec ses pattes avant dans le tas pour déguster la nourriture qu’il portait à sa bouche ou plutôt son museau et tout ceci avec une avidité et une vitesse assez impressionnante. Le tas diminuait à vue d’œil et Betty se mit à penser que le bébé raton pourrait être malade en ingurgitant ainsi cette quantité de nourriture. Il eut bientôt tout terminé, lapa de l’eau dans le ruisseau et s’en fut tranquillement chez lui.

Betty et Marc qui déménagèrent peu après ne revirent plus les ratons laveurs donc nous ne saurons pas si le bébé survécut à sa gourmandise.

Procyon_lotor_qtl2

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À propos de chiendentbel

âgée mais éternellement jeune !

Publié le 07/11/2013, dans animaux. Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Et une famille de ratons laveurs !.

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