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Deux faisans dans notre jardin

faisanL’autre jour, levant les yeux dehors j’ai aperçu deux magnifiques faisans se promenaient tranquillement dans notre jardinet. C’est surprenant car bien que nous habitions la campagne, mous ne sommes pas directement au bord d’un champ ou d’un petit bois. Ils semblaient vraiment tranquilles. Ils ne semblaient pas du tout craindre un coup de fusil malintentionné d’un chasseur ou même notre chat bien qu’ils aient je suppose la taille nécessaire pour se défendre. Le chat Boggart n’était pas là parti sans doute à la recherche d’une souris ou d’un oiseau un peu plus accessible que deux faisans.

Je dois dire que Boggart est un grand chasseur. Comme tout bon chat il ramène ses proies mortes au seuil de la maison sauf quand il lui prend l’envie d’en déguster une. Mais il aime aussi jouer avec une souris encore vivante. C’est d’ailleurs très amusant de le voir jouer avec une souris. Il lance la souris en l’air, court la rechercher et recommence le jeu jusqu’à la mort ou la perte de la pauvre souris. Mais justement certainement en raison du froid, il a décidé qu’il était plus confortable de jouer à la maison. Il peut ramener la souris vivante à l’intérieur en passant par la chatière. Là nous ne sommes plus d’accord du tout, surtout quand il la perd dans la maison!

Il fait cela quand nous ne sommes pas dans la pièce. Mais hier, j’étais là quand il est entré avec sa proie. Alors d’un ton ferme je lui est dit « Non, non pas cela.» Et cela a suffit, il est sorti de suite avec sa souris dans la gueule. J’étais surprise de son obéissance. Il agit comme un petit enfant.

Les animaux sont très proches de nous à moins que ce ne soit le contraire et que ce soient nous qui sommes très proche des animaux. Nous partageons le même esprit bien que nous soyons infiniment plus destructeurs !

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Hiérarchie canine

Notre chat Boggart a un sens familial aigu. Il connait son rôle et sa place qui est au premier rang. Je vais pour illustrer ce fait vous raconter une histoire de chaises musicales.

Il y a plein de sièges et de places confortables dans la maison. Le chat les utilise tous et toutes mais ceux et celles qu’il préfèrent sont les nôtres.

Le siège le plus important est celui qu’occupe Denis. Si le chat est là et que Denis se lève de son siège pour une raison ou une autre. Le chat se précipite pour occuper sa place. C’est celle du maître. C’est celle qui est la meilleure. Peut-être est-ce la chaleur humaine qu’il recherche plutôt que la puissance ? Nous n’en savons rien.

Le siège qui vient en deuxième position est celui que j’occupe habituellement. Il l’adore car il n’est pas trop loin d’un radiateur et est pourvu d’un coussin douillet. Il lui est arrivé d’y passer la nuit. Donc si Denis est assis et que je me lève, il faut voir le chat courir pour se pelotonner sur mon siège et son coussin. Pourtant il y a plein d’autres coussins sur des sièges partout.

Boggart pourtant ne se plaint pas quand nous voulons récupérer le siège occupé et que nous le plaçons délicatement ailleurs. Cependant la plupart du temps, nous n’avons pas le courage de le déplacer. Il est trop mignon tout en boule, la tête entre ses pattes et les yeux fermés. Nous le laissons et allons nous placer ailleurs. Cela doit lui communiquer le fait qu’il est au plus haut dans notre hiérarchie familiale. Vous l’avez compris. Au premier rang figure le chat, ensuite vient l’homme et en dernier vient la femme !

Quelle maman !

En ce temps là le trisaïeul Axel était encore tout jeune. Il avait une petite chienne Ella qui ne le quittait pas d’un pouce. Axel habitait un petit village de deux cent âmes, la propriété familiale était l’une des plus importantes du village et Axel aidait son père avec joie dans tous les travaux y incombant. Ce jour là Axel devait remplacer une pièce d’un outil qu’il ne pouvait se procurer dans les communautés voisines. Il devait aller à la petite ville proche qui se trouvait à une dizaine de kilomètres pour se la procurer.

Aucune carriole, pas de vélo, pas de cheval, Axel préférait la marche à pied. Aussi part-il de bon matin pour pouvoir revenir le soir. Naturellement Ella le suit. C’était une très bonne marcheuse mais elle était sur le point de mettre bas. A mis chemin sur le retour, au coucher du soleil, Ella s’arrête pour accoucher de trois adorables chiots en bonne santé. Axel installe les chiots confortablement au bord du chemin et prend la chienne dans ses bras pour rentrer. Il ne peut pas porter en plus les petits chiots. Aucun nuage, une nuit d’été suffisamment chaude, les chiots ne souffriront pas avant qu’il ne vienne les rechercher demain à l’aube. Ella ne proteste pas. Sa confiance dans les agissements d’Axel était totale.

Arrivés à la maison tout se passe bien.La chienne prend son repas et va se coucher tranquillement dans la grange. Axel épuisé est bien content de retrouver son lit. Le lendemain matin, il se lève beaucoup plus tôt que d’habitude afin d’aller chercher les bébés chiots. Le jour n’est pas encore levé. Il va dans la grange pour voir si Ella se porte bien. Et là quelle ne fut pas sa surprise. Ella était occupée à nourrir ses trois petits !

Après s’être reposée quelque peu, cette petite chienne qui venait de mettre bas, avait donc parcouru cinq kilomètres à l’allée et cinq kilomètres au retour, un de ses petits dans sa gueule et ceci trois fois pour les ramener tous au logis. Quel exploit !

Cette anecdote m’a été racontée par un ami du village. 

Mon chat et sa chatière

Nous avons investi dans des chatières. Nous ne voulions pas auparavant car nous avions peur que d’autres chats ou même des petits animaux puissent pénétrer dans la maison. Mais nous avons découvert la chatière électronique qui reconnaît le chat à l’entrée grâce à la puce d’identification qui est implantée au bas de son cou. En fait cela fait un peu peur car qui va empêcher de faire de même dans le futur pour les enfants et les vieillards !

Mais en attendant, pour le chat c’est merveilleux. Notre rôle de portier de jour et de nuit est terminé. Il rentre et sort comme il le veut et à toute heure du jour et de la nuit. Une très bonne chose pour nous et sans doute aussi pour le chat.

Il y a pourtant la période délicate d’apprentissage du chat à l’utilisation de la chatière. Il lui faut pour sortir pousser la porte d’ouverture avec la tête ou avec les pattes avant et ensuite passer son corps en gardant la porte poussée ouverte. Au départ je lui ai montré comment faire en poussant la porte et en la retenant avec ma main. Il a compris assez vite qu’il pouvait utiliser pattes avant pour pousser et introduire aussitôt sa tête pour retenir et hop le reste du corps n’est plus un problème.

Par contre pour rentrer, c’est plus difficile. Il faut que le chat passe la tête dans ce qui s’appelle le tunnel et qui occupe légèrement plus que l’épaisseur de la porte ou du mur. Son identification est alors reconnue. La porte se déverrouille avec un clic qui effraie le chat. Mais il doit alors la pousser avec tête et pattes pour l’ouvrir et passer le tunnel avec le reste de son corps. Notre chat ne voulait pas utiliser sa chatière pour rentrer !
On ne peut pas pousser la porte avec sa main car le processus d’identification vous refuse l’ouverture.

Que fait-on quand on ne sait pas comment faire ? On se précipite pour trouver la réponse dans les forums sur internet pour savoir comment font les autres utilisateurs pour apprendre le processus à leur chat ?

C’est là que j’ai trouvé une réponse à mourir de rire. Le mieux est l’apprentissage par l’exemple. Tout le monde sera d’accord. Une internaute qui voulait utiliser cette méthode d’apprentissage n’a donc pas hésité à enfoncer sa tête dans le tunnel. Sa tête est restée coincée et on peut imaginer le tableau de cette pauvre femme à quatre pattes la tête dans la chatière.

On préconise d’attirer le chat depuis l’intérieur avec des gâteries gourmandes ce qui ne marche pas avec notre chat qui a cependant fini par comprendre après avoir été introduit deux fois manu militari dans la chatière. L’enseignement par travaux pratiques en quelque sorte.